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Mais combien de temps dure un syndrome rotulien (douleurs à la rotule)

Par septembre 16th, 2019 Aucun commentaire
La durée d'un syndrome rotulien est très variable selon les cas, mais aussi selon ce que l'on entend par soigner.

J’ai mis des années à comprendre que je souffrais d’un syndrome rotulien (appelé aussi syndrome fémoro-patellaire).

Aucun médecin n’avait pris le temps de m’expliquer ce que j’avais exactement aux genoux, mes résultats d’examens médicaux cumulaient de nombreux termes que je ne comprenais pas.

C’est peut-être aussi votre cas : la majorité des personnes qui viennent me voir pour un syndrome rotulien mettent longtemps à comprendre ce qu’elles ont.

Et elles se demandent ensuite comment se soigner et combien de temps cela va prendre de soigner un syndrome rotulien !

Alors, combien de temps allez-vous encore avoir mal au genou ?

C’est compliqué ! :

 

La réponse n’est pas simple ! Parce que le syndrome rotulien n’est pas simple !

Pour rappel, le syndrome rotulien englobe toutes les douleurs à la rotule. Ces douleurs viennent d’un frottement entre la rotule et le fémur. Ces frottements créent une inflammation… et donc une douleur.

Là où ça se complique, c’est pourquoi il y a un frottement ! Ce peut être dû à des causes différentes. Et donc selon la cause du frottement, le résoudre va prendre plus ou moins de temps.

Vous ajoutez à cela le fait que plusieurs causes peuvent se cumuler.

Et que parfois les médecins ne savent pas du tout à quoi sont dû certains syndromes rotuliens !

Et vous commencez à comprendre que ce n’est pas simple cette histoire.

D’où ma réponse de normande : ça peut se soigner rapidement, ou au contraire prendre beaucoup, beaucoup de temps !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire la page : Les différentes causes du syndrome rotulien.

Un indice :

Plus un syndrome rotulien est pris en charge tôt, et plus il est facile de le traiter.

En effet, le moindre frottement sur les surfaces déjà inflammées de la rotule et du fémur relance la douleur. Et un syndrome rotulien mal soigné peut amener une détérioration prématuré du cartilage.

De plus, les personnes ont tendance à diminuer leur activité physique à cause des douleurs. Cela engendre une diminution de la masse musculaire. Or ce sont les muscles qui guident la rotule pour un bon coulissement. La conséquence est une augmentation des douleurs. C’est un vrai cercle vicieux !

 

Comme les douleurs d’un syndrome rotulien sont souvent non-continues, pénibles mais supportables, les patients consultent très tardivement. Et cela retarde la prise en charge.

Donc si vous lisez cet article, mais que vous ne savez pas encore si vos douleurs sont le signe d’un syndrome rotulien, allez consulter rapidement un médecin pour avoir un vrai diagnostic !

Cela dépend des causes :

 

Déterminer d’où vient exactement le problème peut aller vite, comme prendre plus de temps si votre cas est complexe.

Une personne qui a eu l’année précédente une entorse de la cheville et qui n’a pas retrouvé toutes ses capacités, peut rapidement penser que ses douleurs aux genoux viennent de cette cheville. Dans ce cas, allier travail de la mobilité de cheville et renforcement musculaires des membres inférieurs va donner de bons résultats.

Voici un autre exemple de cas classique de début de syndrome rotulien. Une personne qui fait de la course à pied. Et qui augmente fortement son entraînement d’un coup. Dans ce cas, une période de pause de course à pied, alliée à un bon renforcement musculaire, puis une reprise très progressive de la course suffisent souvent à résoudre le problème.

Parfois, un syndrome rotulien se déclenche sans que la personne arrive à déterminer l’élément précis qui l’a déclenché.

De plus, certains facteurs morphologiques aggravent le syndrome rotulien. Comme par exemple une rotule placée trop haute, une trochlée trop plate… Dans ce cas, la diminution des douleurs prendra plus de temps. Et le syndrome rotulien risque de réapparaître parfois au cours de la vie. Dans les cas les plus grave, il faudra même parfois avoir recours à la chirurgie.

De nombreuses femmes qui ont un syndrome rotulien depuis l’adolescence et qui ne s’en sont jamais trop préoccupées, vont devoir faire preuve de patience pour voir des résultats sur la douleur. Et elles devront apprendre à vivre avec cette fragilité toute leur vie !

Pour d’autres encore, les causes du syndrome rotulien n’est pas bien compris. Trouver des solutions durables va demander de tatonner un peu pour tester ce qui marche dans leur cas. Et tout ça prend du temps !

Mais cela en vaut la peine : pour guérir d’un syndrome rotulien, il ne faut pas se contenter de traiter les symptômes. Il faut aussi s’interroger sur les causes profondes de la douleur afin de que le problème ne revienne pas.

Quand on sait qu’un syndrome rotulien mal soigné est souvent synonyme d’arthrose et d’une baisse de la mobilité plus tard, cela motive à prendre le temps de s’en occuper aujourd’hui.

Un problème pas très grave quand on est encore jeune peut devenir vraiment handicapant en vieillissant.

 

Qu’avez-vous en tête ? :

 

Et puis vous n’avez pas tous la même idée en tête derrière la question : combien de temps vais-je avoir un syndrome rotulien ?

Certains demandent en fait combien de temps ils vont avoir mal.

D’autres se demandent plutôt dans combien de temps ils vont pouvoir reprendre leur sport favori comme avant.

Et certains s’interrogent s’ils pourront pratiquer toutes les activités qu’ils souhaitent dans les années à venir.

Et la réponse n’est pas la même.

Il arrive parfois que vous ne ressentiez plus de douleurs au repos assez rapidement (quelques semaines), mais que ces dernières reviennent dès que vous reprenez vos entraînements de sport. Et ceci pendant plusieurs mois.

Certains se contentent juste de reprendre une vie quotidienne sans douleur : pouvoir descendre un escalier ou tenir une réunion assis sans avoir mal ensuite.

Tandis que d’autres ont des objectifs sportifs importants et ne vont pas avoir la même exigence avec leurs genoux.

Une fragilité à gérer :

 

On a tous nos petites faiblesses. Certains ont souvent mal au dos, d’autres à l’épaule, et pour certains aux genoux…

Un syndrome rotulien peut se réveiller à certains moments (75% de récidives en moyenne). C’est souvent le cas lors d’augmentations soudaines de l’activité physique : une grosse randonnée, une course sportive, une augmentation brutale de l’entraînement…

Parfois, un changement plus subtile réveille les douleurs. Ce peut être un déménagement qui oblige à prendre des escaliers tous les jours. Ou un sportif qui s’entraîne comme d’habitude, mais qui est déshydraté ou qui est spécialement fatigué et stressé en ce moment. C’est par exemple des vacances durant lesquelles vous passez plus de temps dehors à marcher. Ou suite à une prise de poids qui amène plus de contraintes sur vos genoux…

Certaines périodes de la vie peuvent aussi être plus délicates pour vos genoux. C’est le cas d’une grossesse par exemple. Une dépression. Un stress important qui favorise une réponse inflammatoire du corps. Une maladie ou une blessure? Un changement de matériel…

Pour plus de détails, je vous invite à lire la page : Prévenir le syndrome rotulien.

Soigner un syndrome rotulien à long terme veut donc aussi dire qu’il va falloir apprendre à gérer sa fragilité au niveau des genoux pour éviter les situations à risque. Ou au moins mieux les vivre.

Apprendre aussi à reconnaître les premiers signes du syndrome rotulien et les actions à mettre en place le plus vite possible.

Gérer la douleur pour ne pas entrer dans le cercle vicieux de l’inactivité qui risque d’engendrer une perte de musculature et une augmentation des douleurs.

Identifier les mouvements à risque et connaître les postures qui protègent ses genoux…

Mieux vous connaître, votre corps et vos sensations et vos ressentis.

Et tout cela prend du temps.

N’hésitez pas à vous faire accompagner par un coach sportif ou un kinésithérapeute dans cette démarche. Cela vous fera gagner beaucoup de temps et d’énergie ! Vous pouvez trouverez le pack liberté sur le site.

Et si vous souhaitez être guidé pas à pas dans cette démarche, n’hésitez pas à nous contacter.

Alors, combien de temps dure un syndrome rotulien ? :

 

Donc oui, guérir un syndrome rotulien prend du temps ! Surtout lorsque ce dernier est ancien et que l’on souhaite bouger librement sans avoir peur pour ses genoux.

Mais rassurez-vous, du renforcement musculaire et des étirements adaptés diminuent les contraintes et les instabilités de la rotule. Cela donne très souvent de bons résultats. A condition d’être un peu patient ! Le corps a besoin de temps pour s’adapter : quelques semaines au minimum.

Et bien souvent, le syndrome rotulien montre que vous avez des genoux fragiles. Il va falloir comprendre pourquoi pour résoudre la cause profonde du problème et ne pas le voir réapparaître. Et si les douleurs ne passent pas, vérifier que d’autres problèmes ne s’ajoutent pas à ce syndrome rotulien.

A chacun ses petites faiblesses ! Peut-être que comme moi, ce sont vos genoux. Avec méthode et patience, il est tout à fait possible de retrouver une liberté de bouger sans douleur.

Si vous souhaitez aller plus loin pour soigner sur la durée un syndrome rotulien et mettre en place de nouvelles habitudes pour des genoux solides, je vous invite à lire : La méthode efficace pour se débarrasser (durablement !) d’un syndrome rotulien.

 

Pour aller plus loin, on vous conseille :

Combien de temps dure un syndrome rotulien
La méthode efficace pour se débarrasser (durablement !) de son syndrome rotulien.
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Pourquoi j'ai mal au genou ? Les 6 causes les plus fréquentes de vos douleurs.

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