
Vous venez de passer une IRM ou une radiographie. Vous attendez les résultats avec une boule au ventre. Et là, vous lisez sur le compte-rendu : « patella alta » ou « rotule haute ».
Votre cœur s’accélère. Vous googlez frénétiquement. Les premières pages parlent de chirurgie, de luxations, de complications possibles. Votre esprit s’emballe. Vous vous demandez si c’est grave, si c’est ça qui cause toutes vos douleurs au genou, et si vous allez devoir vous faire opérer.
Si ce scénario vous parle, vous n’êtes pas seul. Cette inquiétude est tout à fait légitime et je la comprends. Mais respirez un grand coup : dans la grande majorité des cas, avoir une rotule haute n’est pas un problème en soi.
Je m’appelle Aline Garnier, je suis coach sportive spécialisée dans les douleurs chroniques aux genoux. Et je sais de quoi je parle : j’ai moi-même une rotule haute, associée à une dysplasie, une trochlée trop plate et de l’hyperlaxité. Autant vous dire que j’ai « la totale » ! Et pourtant, je vis très bien avec mes genoux.
Dans cet article, je vais vous expliquer ce qu’est vraiment une rotule haute, pourquoi elle n’est probablement pas la cause de vos douleurs, et dans quels rares cas il faut s’en préoccuper. Mon objectif ? Vous rassurer et vous donner les clés pour agir efficacement.
💡 RÉPONSE COURTE
Faut-il s’inquiéter d’une rotule haute ?
Non, dans la grande majorité des cas. Une rotule haute est une caractéristique anatomique normale qui ne nécessite aucun traitement si elle ne s’accompagne pas de luxations récurrentes. Si vos douleurs sont apparues à l’âge adulte, ce n’est probablement pas votre rotule haute qui en est la cause directe, mais plutôt une surcharge imposée à votre genou.
Mais avant de vous inquiéter, prenons le temps de comprendre ensemble ce que signifie ce diagnostic.
Vous pouvez soit lire cet article complet, soit regarder une vidéo que j’ai fait sur le sujet :
Qu’est-ce que la patella alta (rotule haute) ?
Commençons par le commencement. La patella, c’est le terme médical pour désigner la rotule. Et alta signifie « haute » en latin. Donc, patella alta = rotule haute. Simple, non ?
La rotule est ce petit os situé à l’avant de votre genou. Elle est insérée dans le tendon du quadriceps (le muscle de la cuisse) et joue un rôle de poulie pour amplifier la force de votre jambe. Quand vous pliez et tendez la jambe, votre rotule coulisse le long d’un petit sillon appelé la trochlée, qui se trouve sur le fémur.
Avoir une rotule haute, cela signifie simplement que votre rotule est positionnée un peu plus haut dans le tendon du quadriceps que la « moyenne ». Concrètement, quand votre rotule est plus haute, elle doit parcourir un trajet plus long le long de la trochlée lorsque vous pliez la jambe. Ce trajet allongé peut, dans certaines situations, augmenter le risque de frottements ou d’un mauvais enclenchement de la rotule dans son rail.
📊 LE SAVIEZ-VOUS ?
Environ 20 à 30% de la population a une rotule haute sans même le savoir, et vit très bien avec. Ce n’est souvent découvert que par hasard lors d’une imagerie réalisée pour une tout autre raison.
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Vérité n°1 – C’est une caractéristique anatomique, pas une maladie
Voici la première vérité essentielle à intégrer : une rotule haute n’est pas une pathologie à « soigner ». C’est une caractéristique anatomique avec laquelle vous êtes né(e), comme avoir de grandes oreilles, un petit nez, ou des yeux d’une certaine couleur.
Pour être très claire : votre rotule ne va pas « sauter » d’un coup dans le tendon du quadriceps pour se mettre plus haut. Elle est positionnée à cet endroit depuis votre naissance. Elle fait partie de vous, tout simplement.
Alors, pourquoi en parle-t-on comme d’un « problème » ?
Parce qu’on confond souvent avoir une rotule haute avec souffrir d’une rotule haute. Ce sont deux choses complètement différentes.
Si vous n’avez aucun symptôme — pas de douleur, pas d’instabilité, pas de sensation que votre genou « lâche » — alors votre rotule haute ne nécessite strictement aucune intervention. Zéro. Nada. Rien du tout.
Beaucoup de personnes découvrent qu’elles ont une rotule haute totalement par hasard, lors d’un examen d’imagerie réalisé pour une tout autre raison. Et elles vivent très bien avec, sans même le savoir, depuis des années.
Ce n’est donc pas la présence d’une rotule haute qui pose problème. C’est uniquement quand elle s’accompagne de symptômes spécifiques (luxations, instabilité vraie) qu’il faut s’y intéresser de plus près. Et nous allons voir ensemble quels sont ces cas particuliers.
Vérité n°2 – Ce n’est probablement PAS la cause de votre douleur
C’est le point le plus important de cet article, celui que je répète sans cesse à mes clients : si vos douleurs au genou sont apparues à l’âge adulte (30, 40, 50 ans ou plus) et que vous n’avez pas spécialement eu de douleurs au genou durant votre adolescence, alors votre rotule haute n’est PAS la cause directe de votre douleur.

Je sais, c’est troublant. Vous avez un diagnostic qui dit « rotule haute », vous avez mal au genou, et je vous dis que les deux ne sont pas directement liés. Laissez-moi vous expliquer ce qui se passe vraiment.
Facteur de prédisposition vs cause réelle : quelle différence ?
Voici une distinction cruciale que peu de professionnels de santé prennent le temps d’expliquer clairement.
Un facteur de prédisposition, c’est quelque chose qui augmente le risque qu’un problème survienne. Mais ce n’est pas la cause directe du problème.
Prenons une analogie. Imaginez que vous ayez une vieille voiture avec des freins un peu usés (facteur de prédisposition). Si vous roulez normalement, tout va bien. Mais si un jour vous devez freiner d’urgence sur une route mouillée (cause déclenchante), c’est là que vos freins vont lâcher. Est-ce que ce sont les freins usés qui ont causé l’accident ? Oui et non. Les freins usés étaient un facteur de risque, mais c’est le freinage d’urgence qui a déclenché le problème.
C’est exactement pareil pour votre rotule haute et vos douleurs au genou.
Votre rotule haute est un facteur de prédisposition. Elle fait de votre genou un « maillon faible » de votre corps. Mais la vraie cause de vos douleurs, dans la très grande majorité des cas, c’est une surcharge : vous avez demandé à votre genou d’en faire « trop, trop vite, trop fort » par rapport à ses capacités du moment.
Alors, quelle est la vraie cause de mes douleurs ?
La cause la plus fréquente des douleurs au genou de type syndrome rotulien, c’est un problème de dosage de l’activité physique.
Vous avez peut-être :
- Repris le sport après une longue pause : vous n’aviez pas couru depuis 2 ans et vous vous êtes inscrit(e) à un semi-marathon dans 3 mois, en vous disant « Allez, je vais me remettre en forme ! »
- Augmenté trop rapidement votre volume d’entraînement : vous passiez de 2 à 5 séances de sport par semaine du jour au lendemain, motivé par vos bonnes résolutions de janvier
- Changé de type d’activité sans adaptation progressive : vous avez commencé les cours de step ou de Zumba 3 fois par semaine, alors que vous faisiez uniquement de la natation avant
- Fait une randonnée en montagne avec 15 kg sur le dos alors que vous n’aviez pas marché depuis des mois, parce que « ça devrait aller, je suis en forme »
- Commencé un nouveau sport sans préparation : vous vous êtes mis au trail, au CrossFit ou au tennis, directement avec des séances intenses
Face à cette surcharge que vous lui avez imposée, c’est le maillon le plus faible de votre corps qui a cédé en premier. Et c’est votre genou qui a lâché, là où une personne avec une anatomie différente se serait peut-être blessée au dos, à la cheville ou à l’épaule.
Votre rotule haute a fait que c’est votre genou qui a été le point de rupture. Mais ce n’est pas elle qui est la cause de la douleur.
C’est une nuance subtile, mais elle est fondamentale. Parce qu’elle change complètement votre manière d’aborder le problème. Vous ne pouvez pas changer votre anatomie (votre rotule restera toujours haute), mais vous pouvez travailler sur la vraie cause de la douleur : renforcer votre genou, améliorer sa fonction, et apprendre à mieux doser vos efforts.
📌 RÉCAPITULATIF : Rotule haute = cause ou facteur ?
✅ Facteur de prédisposition : Votre rotule haute fait de votre genou un « maillon faible »
❌ Cause directe : NON (sauf si douleur depuis l’adolescence)
🎯 Vraie cause : Surcharge (trop, trop vite, trop fort par rapport à vos capacités actuelles)
Je sais que cette distinction peut sembler subtile, voire frustrante. Vous vous dites peut-être : « Mais alors, pourquoi personne ne m’a expliqué ça avant ? » C’est une réaction tout à fait normale. Beaucoup de professionnels de santé eux-mêmes ne font pas cette distinction, ce qui crée beaucoup de confusion et d’inquiétude inutile.
Mais maintenant que vous comprenez la différence, vous pouvez agir sur ce qui compte vraiment : améliorer la fonction de votre genou.
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Vérité n°3 – Votre rotule paraît peut-être haute pour une autre raison
Je vais vous partager une information que peu de gens connaissent, et qui pourrait bien vous concerner : il existe des « fausses » rotules hautes.
Le phénomène de la « fausse » rotule haute

Parfois, lors d’un examen clinique ou d’une imagerie, votre rotule peut paraître trop haute alors qu’anatomiquement, elle est au bon endroit dans le tendon du quadriceps.
La raison ? Une hypercontraction du quadriceps. En réponse à une douleur, votre corps adopte un mécanisme de protection en contractant excessivement le muscle de la cuisse. Cette contraction permanente tire la rotule vers le haut le long du fémur.
Imaginez : vous êtes debout, détendu(e). Normalement, votre quadriceps devrait être au repos. Mais s’il reste hypercontracté en permanence (même quand vous ne faites rien), il maintient votre rotule en position haute. Sur une imagerie, cela donne l’impression d’une rotule anatomiquement haute, alors qu’en réalité, c’est juste votre muscle qui est trop tendu.
On parle alors de patella alta « fonctionnelle » (par opposition à la patella alta « anatomique »). Pour faire une analogie informatique : ce n’est pas un problème de « hardware » (la structure), mais de « software » (le fonctionnement).
Bonne nouvelle : c’est réversible !
Si vous êtes dans ce cas de figure, c’est une excellente nouvelle. Ce problème se résout avec des exercices de relâchement et de renforcement appropriés. Pas besoin de chirurgie. Pas besoin de traitement lourd. Juste un travail ciblé pour permettre à votre quadriceps de se détendre et à votre rotule de retrouver une position normale.
La solution passe par des exercices qui permettent à votre genou de mieux fonctionner : renforcement musculaire progressif (oui, même si cela peut paraître contradictoire !) et travail de relâchement du corps. Nous en reparlerons en détail dans la section sur les solutions.
Pour en savoir plus sur ce phénomène de tension musculaire et comment le gérer, écoutez cette vidéo « Pourquoi rien ne marche : le muscle piège » :
Vérité n°4 – La chirurgie est rare et réservée à des cas très spécifiques
Contrairement à une idée reçue, l’opération visant à abaisser la rotule est exceptionnelle. Elle n’est jamais la première option pour une douleur au genou associée à une rotule haute.
Quand l’opération est-elle vraiment envisagée ?
Une intervention chirurgicale peut être envisagée uniquement dans des situations très précises. Voici les critères qui doivent être réunis :
1. Présence de luxations ou subluxations récurrentes
Quelle est la différence ?
- Une luxation, c’est quand la rotule sort complètement de son rail et ne revient pas toute seule. Il faut une intervention médicale (souvent aux urgences) pour la remettre en place. C’est extrêmement douloureux et traumatisant.
- Une subluxation, c’est quand la rotule sort de son axe mais revient toute seule, généralement en tendant la jambe. C’est ce que j’ai vécu personnellement, et je peux vous dire que c’est aussi très douloureux, même si cela ne dure pas longtemps.
2. Association avec d’autres facteurs anatomiques aggravants
La rotule haute seule ne suffit généralement pas à justifier une opération. Mais si elle est associée à :
- Une dysplasie (rotule désaxée sur le côté)
- Une trochlée trop plate (le « rail » du fémur n’est pas assez profond pour guider la rotule)
- De l’hyperlaxité (ligaments trop souples)
- Des genoux en X (valgus)
Alors là, tous ces facteurs mis ensemble peuvent créer une instabilité importante qui peut justifier une discussion sur une éventuelle chirurgie.
Pour vous donner un exemple personnel : j’ai moi-même la totale (rotule haute, dysplasie, trochlée plate, hyperlaxité). J’ai eu des subluxations de rotule dès l’adolescence. C’est pour ça que mon genou droit a été opéré. Mais j’ai réussi à stabiliser mes deux genoux grâce à un travail de renforcement musculaire intensif et régulier (j’avais le même problème des deux cotés). Mon genou gauche aurait dû être opérérer aussi, mais entre temps, les préconications médicales avaient changées. Aujourd’hui, je peux faire toutes les activités que je veux, même si mes genoux restent mon « point faible » et que je dois en prendre soin.
3. Les problèmes ont commencé à l’adolescence
C’est un critère important. Si vos douleurs ou instabilités ont débuté durant votre période de croissance (14-17 ans chez les filles, 17-19 ans chez les garçons), cela peut indiquer que le problème est vraiment d’origine anatomique.
En revanche, si vos douleurs sont apparues à 30, 40 ou 50 ans, alors ce n’est clairement pas votre anatomie qui est en cause. Votre rotule était déjà haute depuis votre naissance, et elle ne vous a pas posé de problème pendant toutes ces années !
4. Uniquement après l’échec d’une rééducation bien menée
C’est la condition absolue : la chirurgie n’est envisagée qu’après l’échec d’une rééducation complète et bien conduite.
Et par « rééducation bien menée », j’entends :
- Des séances régulières (4 à 6 fois par semaine)
- Sur une durée suffisante (au moins 3 à 6 mois)
- Avec des exercices variés et progressifs de type Mobilité Agile
- Un travail de renforcement global (pas juste du quadriceps)
- Un suivi par un professionnel compétent
Malheureusement, beaucoup de personnes pensent avoir « tout essayé » alors qu’elles n’ont fait que quelques séances de kiné par semaine pendant 1 ou 2 mois. Ce n’est pas suffisant pour juger de l’efficacité de la rééducation.
Pourquoi l’opération n’est jamais la première option envisagée ?
Une opération n’est jamais anodine. Elle comporte des risques :
- Risques anesthésiques
- Risques infectieux
- Risques de complications post-opératoires
- Risque d’arthrose précoce (toute opération du genou augmente ce risque)
- Temps de récupération long (plusieurs mois)
- Résultat non garanti
C’est pour toutes ces raisons que la chirurgie est réservée aux cas d’instabilité majeure où la fonction du genou est sévèrement compromise, et non pour une simple douleur.
⚠️ IMPORTANT
Si vos douleurs sont apparues à l’âge adulte et que vous n’avez jamais eu de luxations, l’opération n’est à priori tout simplement pas indiquée. Votre rotule haute n’est pas la cause de vos douleurs.
Je ne suis pas médecin, prenez un avis médical pour vos douleurs aux genoux. Seul votre médecin pourra vous dire si vous devez consulter un chirurgien ou non pour votre patela alta.
Alors, dans quels cas faut-il vraiment s’inquiéter ?

Récapitulons. Voici les situations où une rotule haute peut vraiment être problématique et nécessiter une attention particulière :
✅ Vous avez des luxations ou subluxations de rotule récurrentes
Si votre rotule « sort » régulièrement de son axe, c’est un vrai problème d’instabilité. Cela peut arriver lors de certains mouvements (changement de direction rapide, réception de saut, etc.) ou parfois même sans raison apparente.
Attention à ne pas confondre avec une simple sensation d’instabilité ou l’impression que le genou « va lâcher ». Une vraie subluxation, c’est une douleur intense et immédiate, avec une sensation très nette que quelque chose s’est déplacé.
✅ Les problèmes ont commencé durant l’adolescence
Si vos douleurs ou instabilités ont débuté durant votre période de croissance, cela peut indiquer un problème anatomique qui mérite une évaluation approfondie.
✅ Votre genou « lâche » vraiment (pas juste une impression)
Il y a une différence entre :
- L’impression que le genou va lâcher (sensation d’instabilité subjective)
- Le genou qui lâche vraiment, vous faisant tomber ou perdre l’équilibre (instabilité objective)
Si vous êtes dans le second cas, c’est plus préoccupant.
✅ Vous avez plusieurs facteurs anatomiques cumulés
Rotule haute + dysplasie + trochlée plate + hyperlaxité + genoux en X = cumul de facteurs qui peuvent créer une vraie instabilité.
❌ En revanche, si vous avez « juste » :
- Une rotule haute découverte par hasard à l’imagerie
- Des douleurs apparues à l’âge adulte
- Pas de luxations ni de subluxations
- Pas d’instabilité vraie
Alors votre rotule haute n’est probablement pas la cause de vos douleurs, et vous n’avez pas à vous en inquiéter outre mesure.
Que faire si vous avez une rotule haute ET des douleurs ?

Maintenant que vous savez que votre rotule haute n’est probablement pas la cause directe de vos douleurs, que pouvez-vous faire concrètement ?
L’objectif : améliorer la fonction, pas la structure
Voici un changement de perspective essentiel : vous ne pouvez pas changer la structure de votre genou (votre anatomie), mais vous pouvez améliorer sa fonction.
Votre rotule restera toujours haute. Vous ne pouvez pas la « descendre » sans chirurgie (sauf si c’est une « fausse » rotule haute qui est dûes à une hyper contraction du quadriceps). Mais vous pouvez faire en sorte qu’elle coulisse parfaitement dans son axe, sans friction, sans inflammation, et donc sans douleur.
C’est exactement ce que j’ai fait avec mes propres genoux. J’ai toujours ma rotule haute, ma dysplasie, ma trochlée plate et mon hyperlaxité. Mais mes genoux fonctionnent bien. Je peux courir, sauter, randonner, skier. Parce que j’ai travaillé sur la fonction, pas sur la structure.
Les solutions qui fonctionnent vraiment
1. Le renforcement musculaire intelligent et progressif
C’est LA solution numéro 1, validée par toutes les études scientifiques. Un renforcement musculaire intelligent permet de :
- Améliorer le guidage de la rotule dans son rail
- Réduire les frottements et les pressions inutiles
- Stabiliser le genou dans toutes les situations
Mais attention, pas n’importe quel renforcement ! Il faut :
- Travailler l’ensemble des muscles de la jambe (quadriceps, ischio-jambiers, fessiers, mollets)
- Pratiquer régulièrement (4 à 6 fois par semaine, 15-20 minutes)
- Progresser graduellement pour ne pas réveiller l’inflammation
- Varier les exercices pour solliciter le genou dans différentes situations
2. Les exercices de relâchement du quadriceps
Si vous êtes dans le cas d’une « fausse » rotule haute avec hypercontraction du quadriceps, des exercices de relâchement sont essentiels.
Cela peut passer par :
- Des étirements doux
- Des automassages
- Des exercices de respiration et de détente musculaire
- Une bouillotte sur le bas des cuisses
3. L’amélioration de la mobilité et de la coordination
Au-delà de la force pure, il faut travailler sur :
- La coordination entre les différents groupes musculaires
- L’équilibre dynamique
- Le contrôle moteur (capacité à garder le genou dans l’axe)
- La proprioception (conscience de la position de votre corps dans l’espace)
4. La patience et la progressivité
Je ne vais pas vous mentir : améliorer la fonction d’un genou sensible prend du temps. Il faut généralement plusieurs mois de travail régulier pour voir des résultats durables.
Mais la bonne nouvelle, c’est que ça marche. J’en suis la preuve vivante, et j’accompagne chaque semaine des dizaines de personnes qui retrouvent des genoux fonctionnels malgré leur rotule haute.
Par où commencer concrètement ?
Si vous débutez ou que vos genoux sont très sensibles, voici comment procéder :
Étape 1 : Commencez petit
10-15 minutes d’exercices doux, 3 fois par semaine. C’est largement suffisant pour démarrer.
Étape 2 : Privilégiez les exercices sans douleur
Une légère gêne est acceptable, mais pas de douleur franche. Si ça fait mal, c’est que l’exercice n’est pas adapté pour vous (pour le moment).
Étape 3 : Augmentez progressivement
Ajoutez 5 minutes par semaine, ou une séance supplémentaire toutes les 2 semaines. Pas plus vite.
Étape 4 : Soyez patient(e)
Les premiers résultats apparaissent généralement après 6 à 8 semaines de pratique régulière. Certaines personnes voient des améliorations plus tôt, d’autres plus tard. Chacun son rythme.
Pour vous aider à démarrer, j’ai créé une vidéo gratuite de 15 minutes d’exercices spécialement conçus pour les genoux sensibles. Des mouvements doux, progressifs et adaptés, même si vous n’avez jamais fait d’exercices pour vos genoux.
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Les questions que vous vous posez sûrement
« Mais si j’ai une rotule haute, est-ce que mes enfants vont l’avoir aussi ? »
Oui, il y a une composante génétique. La forme de votre genou, comme la couleur de vos yeux ou votre taille, peut se transmettre. Mais rappelez-vous : avoir une rotule haute n’est pas un problème en soi. C’est uniquement si elle s’accompagne de symptômes qu’il faut agir. Et même dans ce cas, il existe des solutions efficaces qui ne passent pas par la chirurgie.
« Est-ce que ma rotule haute va s’aggraver avec l’âge ? »
Non, votre rotule ne va pas « monter » davantage avec le temps. Elle est positionnée là depuis votre naissance et ne va pas changer. Par contre, si vous ne prenez pas soin de vos genoux (manque d’activité physique, surpoids, sédentarité), les symptômes peuvent s’aggraver. Mais c’est valable pour tout le monde, pas seulement pour les personnes avec une rotule haute.
« Puis-je faire du sport avec une rotule haute ? »
Absolument ! J’ai moi-même une rotule haute et je fais du sport régulièrement (water polo, randonnée, ski, musculation). L’important est de renforcer progressivement vos genoux et d’écouter vos sensations. Il n’y a pas de sport interdit, juste des adaptations à trouver. Pour découvrir les exercices spécifiques qui peuvent vous aider, n’hésitez pas à consulter notre guide complet.
« Combien de temps faut-il pour ne plus avoir mal ? »
C’est la question que tout le monde me pose, et malheureusement, il n’y a pas de réponse unique. Cela dépend de nombreux facteurs : depuis combien de temps vous avez mal, l’intensité de vos douleurs, votre régularité dans les exercices, votre morphologie, etc. En général, avec un travail régulier et bien mené, les premières améliorations apparaissent entre 6 et 12 semaines. Mais certaines personnes vont plus vite, d’autres plus lentement. L’essentiel est d’être régulier(e) et patient(e).
« Mon médecin m’a dit que je devais me faire opérer. Que faire ? »
Si votre médecin vous recommande une opération uniquement à cause de votre rotule haute et de vos douleurs (sans luxations récurrentes, sans instabilité vraie), je vous encourage vivement à demander un deuxième avis. Les recommandations actuelles sont claires : l’opération n’est indiquée que dans des cas très spécifiques. Avant d’envisager la chirurgie, assurez-vous d’avoir vraiment tout essayé en termes de rééducation.
Conclusion : Et si la vraie question était ailleurs ?
Pour la grande majorité des personnes qui découvrent qu’elles ont une rotule haute, ce n’est pas une fatalité ni une condamnation à la douleur ou à la chirurgie.
C’est une information sur votre anatomie, pas un verdict.
Voici ce qu’il faut retenir :
✅ Vérité n°1 : La rotule haute est une caractéristique anatomique, pas une maladie
✅ Vérité n°2 : Ce n’est probablement pas la cause de vos douleurs (surtout si elles sont apparues à l’âge adulte)
✅ Vérité n°3 : Votre rotule paraît peut-être haute à cause d’une hypercontraction musculaire (réversible !)
✅ Vérité n°4 : La chirurgie est rare et réservée à des cas très spécifiques (luxations récurrentes + autres facteurs)
Plutôt que de vous focaliser sur la structure de votre genou que vous ne pouvez pas changer, le véritable enjeu est d’améliorer sa fonction.
Un travail de renforcement intelligent et progressif permettra à votre rotule de mieux coulisser dans son axe, sans friction et sans douleur, quelle que soit sa position de départ.
Alors, la prochaine fois que vous penserez à votre diagnostic de rotule haute, posez-vous la bonne question.
Et si la question n’était pas « Comment abaisser ma rotule ? » mais plutôt « Comment puis-je rendre mon genou plus fort et plus fonctionnel, quelle que soit son anatomie ? »
La réponse, comme toujours en rééducation, se trouve dans le mouvement intelligent et progressif. Et c’est une excellente nouvelle, parce que c’est quelque chose sur lequel vous avez du pouvoir.
Vos genoux ont du potentiel. Bien plus que vous ne l’imaginez.
Votre rotule haute ne définit pas vos capacités. C’est votre engagement, votre régularité, votre patience qui feront la différence.
Alors, prêt(e) à donner à vos genoux les bonnes conditions pour exprimer tout leur potentiel ?
Je suis là pour vous accompagner. 🦵
📚 Pour aller plus loin :
- Exercices spécifiques pour soulager vos genoux
- Comment vivre avec un syndrome rotulien
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