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Comment traiter sa chondropathie ?

Table des matières

Résumé :

Comment soigner sa chondropathie ?

Je vous explique cette pathologie du genou. Vous apprendrez que le cartilage est capable de se régénérer et comment l’aider efficacement.

Écrit par Aline Garnier, coach sportif spécialisée dans les douleurs chroniques aux genoux, ex-prof d’EPS, opérée du genou gauche, fondatrice de Bouge tes genoux et de la Méthode des 4 piliers. En savoir plus sur Aline
Article mis à jour en juillet 2026

Comprendre la chondropathie pour mieux la traiter

Comment traiter la chondropathie

Vous souffrez de douleurs aux genoux ?


Votre cher docteur vient de vous annoncer, dépité, que vous souffriez de
chondropathie, une pathologie qui vous était jusqu’alors parfaitement inconnue ?


Patellaire, fémoro-tibiale, rotulienne… Vous saurez bientôt tout de cette usure du cartilage du genou, de ses symptômes, à ses causes en passant bien entendu par son traitement.
Voici les étapes nécessaires pour traiter sa chondropathie.

Le cartilage, base de cette pathologie

cartilage du genou chondropathie

La chondropathie, du grec khondros (cartilage) et pathos (souffrance), est une usure du cartilage du genou.

Le cartilage est un tissu placé aux extrémités des os qui amortit les chocs liés aux mouvements.
C’est un élément essentiel de l’articulation qui se doit de résister à des tensions extrêmement fortes.

La chondropathie use et ramollit ce tissu.
Fragilisé, il ne protège plus que partiellement vos os, qui se frottent alors entre eux au moindre mouvement, engendrant une gonalgie -douleur au genou -. 

10 millions de Français sont concernés par cette pathologie, qui, selon l’INSERM toucherait 3 % des moins de 45 ans, 65 % des plus de 65 ans et 80 % des plus de 80 ans

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La différence entre chondropathie et arthrose

La chondropathie est souvent confondue avec la gonarthrose (arthrose du genou).
Pourtant, ce n’est pas exactement la même chose.
Notre pathologie est une usure du cartilage tandis que l’arthrose désigne une maladie dégénérative chronique qui s’étend à l’ensemble de l’articulation (os, tendons, ligaments…).
Pour simplifier, on dit souvent que la gonarthrose représente le stade avancé de la maladie, la chondropathie étant son commencement.

Une chondropathie ne signifie pas forcément que vous aurez de l’arthrose, même si c’est malheureusement souvent le cas.
D’où l’intérêt d’être pris en charge très tôt pour soigner correctement les douleurs.

Les chondropathies : un mot, plusieurs maux

La chondropathie est un terme générique : il n’en existe donc non pas une, mais plusieurs.
Pour les différencier, on précise l’emplacement de la douleur.

L’articulation du genou qui relie la cuisse à la jambe est constituée de trois os : le fémur, le tibia et la patella, aussi appelée rotule.
Chacun de ces os peut être le siège d’une chondropathie. 

On parle de syndrome ou de chondropathie rotulienne (rotule ou patella), fémoro-patellaire (fémur + patella) et fémoro-tibiale (fémur + tibia).

Les 3 principaux os du genou

Les 3 os principaux du genou : le fémur, la patella et le tibia

Quelles différences entre chondropathie fémoro-patellaire et syndrome rotulien ?

La chondropathie fémoro-patellaire (= entre le fémur et la rotule) est parfois confondue avec le syndrome fémoro-patellaire.

C’est parce que ces deux pathologies, comme leurs noms l’indique, désignent la même zone. Mais la problématique est différente.

Dans le cadre de la chondropathie, on voit à l’imagrie une usure du cartilage.
Dans le cas du syndrome rotulien, la douleur est dûe à un mauvais coulissement de la rotule, qui frotte et crée une inflammation. Mais il n’y a pas forcément d’usure du cartilage et cela ne se voit pas toujours à l’imagerie.

Il est possible que votre médecin parle de votre genou en utilisant parfois le terme de chondropathie, et parfois celui de syndrome rotulien. C’est qu’il est possible d’avoir les deux en même temps.

En fait, ces deux pathologies sont liées : un syndrome rotulien mal soigné peut amener une usure précose du cartilage, et donc à de la chondropathie, puis plus tard, si le problème n’est pas résolu, à de l’arthrose.

Identifier ses douleurs et connaître sa pathologie

Les symptômes : base de la souffrance

Il se peut que vous n’ayez pas tous les symptômes (tant mieux !). La chondropathie se manifeste progressivement. Le premier désagrément est bien entendu une forte douleur à l’avant du genou.
Dans un premier temps, elle peut se manifester dans des situations précises telles que l’ accroupissement ou les montées/descentes d’escalier avant de s’installer au moindre mouvement et s’atténuer au repos. On parle alors de douleur mécanique. 

Cette douleur peut s’accompagner de :

  1. Raideurs articulaires
  2. Craquements
  3. Sensations de dérobement, “genou qui lâche »
  4. Gonflements
  5. Sensations de frottement, gêne
  6. Réduction de la mobilité voir incapacité à effectuer certains mouvements
  7. Sensations de brûlure interne
  8. Chaleur dans le genou

Les causes de cette usure du cartilage

La chondropathie ne dépend pas d’un seul paramètre : c’est la conséquence de plusieurs facteurs. 

Il peut s’agir de :

  1. Surpoids
  2. Sur-sollicitation des articulations (grands sportifs, certains métiers)
  3. Traumatisme ou mini traumatismes à répétitions
  4. Mauvais alignement
  5. Dysfonctionnement musculaire
  6. Entorses mal soignées et autres blessures
  7. Sédentarité
  8. Mauvaise alimentation
  9. Mauvaise pratique de certains sports
  10. Vieillissement
  11. Déviation de l’axe de la jambe (genu varum ou valgum)
  12. Maladies s’attaquant aux articulations (polyarthrite rhumatoïde…)
  13. Terrain génétique favorable

Identifier l’origine du problème est important pour pouvoir le régler.

L’ évolution et les différents stades

En début de pathologie, la chondropathie est peu ou pas douloureuse, c’est donc très dur de l’identifier à temps. On parle de maladie asymptomatique.
Il est possible qu’elle mette plus d’un an à se déclarer. La douleur apparaît lorsque le cartilage est déjà endommagé. 

L’ICRS (International Cartilage Repair Society) a identifié 4 stades pour mesurer l’évolution de la pathologie. Les voici : 

  1. Modification du cartilage sans lésion articulaire
  2. Irrégularité de surface du cartilage ne dépassant pas les 50 %
  3. Érosions profondes  de plus de 50 % du cartilage 
  4. Mise à nu de l’os

Lorsque l’os commence à être mis à nu, on parle d’arthrose. Celle-ci se manifeste dans 90 % des cas suite à une chondropathie. 

Chondropathie grade 1, 2, 3 ou 4 : qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

Votre compte‑rendu d’IRM mentionne « une chondropathie de grade 3 » ou « une atteinte grade 2 à 3 du cartilage fémoro‑patellaire ». Et la question tourne en boucle : c’est grave ?
 
Respirez. On vous explique.
 
Les médecins décrivent l’état du cartilage avec une échelle en quatre niveaux.
 
Historiquement, l’échelle d’Outerbridge a été créée en arthroscopie. En imagerie (IRM), on utilise le plus souvent une classification proche appelée ICRS (ou « Outerbridge modifiée »), qui classe selon la profondeur de l’atteinte.
 
Imaginez votre cartilage comme la semelle d’une chaussure de randonnée.

Grade 1 - La semelle commence à se ramollir

Le cartilage est encore intact en surface, mais un peu « ramolli ». À l’IRM, il n’y a pas de fissure visible.

Bonne nouvelle: à ce stade, avec des exercices adaptés et un bon dosage de l’activité physique, les symptômes s’améliorent souvent durablement. 

Grade 2 - Les premières fissures apparaissent

Le cartilage présente des fissures superficielles. L’usure touche moins de la moitié de son épaisseur.
 
C’est un peu comme une semelle de randonnée qui commence à s’effriter par endroits.
 
C’est le grade le plus fréquent chez les personnes actives qui consultent pour des douleurs au genou.
 
La gestion par l’activité physique adaptée donne souvent d’excellents résultats à ce stade.

Grade 3 - L'usure va en profondeur

Les fissures s’étendent sur plus de la moitié de l’épaisseur du cartilage, comme une semelle de chaussure bien entamée. Mais qui tient tient encore !
 
L’os sous-jacent n’est pas encore à nu.
 
Beaucoup de personnes reçoivent ce diagnostic et s’inquiètent. C’est compréhensible.
 
Mais voici ce qu’il faut savoir : un grade 3 ne signifie pas que vous ne pouvez plus bouger, ni que vous finissez forcément en prothèse.
 
Le but n’est pas d’effacer ce que montre l’IRM, c’est de retrouver une vie sans douleur. Et c’est très souvent possible avec une prise en charge adaptée.

Grade 4 - L'os est à nu

C’est le stade le plus avancé : le cartilage est complètement usé par endroits, et l’os sous le cartilage est exposé.
 
C’est le diagnostic qui fait le plus peur.
 
Mais voici quelque chose que beaucoup de médecins n’ont pas le temps de dire en consultation : le niveau de douleur ne correspond pas toujours au grade affiché sur l’IRM.
 
Certaines personnes en grade 4 souffrent moins que d’autres en grade 2. L’image ne raconte qu’une partie de l’histoire.
 
Des programmes structurés d’éducation et d’exercices, personnalisés et progressifs comme Genoux 360° par exemple, permettent souvent d’améliorer mobilité, douleur et qualité de vie (à savoir que les résultats varient selon les personnes, bien plus que du grade de départ).

Le point le plus important : grade ≠ douleur

Votre souffrance ne se mesure pas sur une échelle de 1 à 4.

Un cartilage en grade 2 peut être très douloureux si le genou est mal chargé, si les muscles soutiennent mal l’articulation, s’il existe une sensibilisation de la douleur ou une inflammation locale.

À l’inverse, un cartilage en grade 3 peut peu ou ne plus faire souffrir quand on ajuste les charges, renforce les muscles et améliore les facteurs du quotidien (sommeil, stress, activité).

C’est pourquoi le traitement ne consiste pas à « réparer le cartilage » (il n’existe pas de solution simple et fiable pour « refaire du cartilage » sans chirurgie), mais à créer les meilleures conditions possibles pour que votre genou fonctionne sans souffrir, quel que soit votre grade.

 

Quelle que soit votre grade, bouger reste la meilleure des solutions.

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Comment soigner la chondropathie ?

La rééducation

Le traitement le plus conseillé pour soigner une chondropathie à l’heure actuelle est la pratique d’exercices de rééducation ou de réathlétisation.

L’objectif va être de rechercher un fonctionnement optimal des genoux, sans frottelents ou pressions inutiles, qui pourraient « abimé » le cartilage.

Pour cela, on va :

1/ Stopper les mouvements douloureux.
Pour ne pas abimer encore plus la cartilage.

2/ Chercher à comprendre pourquoi le cartilage s’est abimé.
Est-ce à cause d’un affaissement des pieds vers l’intérieur ? A un manque de contrôl moteur du bassin ? A une limitation dans la rotation de hanches ?
Et pratiquer des exercices de Mobilité Agile pour corriger le problème.

3/ Pratiquer des exercices de renforcement musculaire.
Car ce sont principalement les muscles qui maintiennent le squellette et permettent le bon fonctionnement des os entre eux.

Les sports adaptés à sa chondropathie

Lorsqu’on souffre, il est tentant de réduire les mouvements au maximum. Ne vous a-t-on jamais dit, l’air moqueur, qu’arrêter de marcher résoudrait le problème ?
Et pourtant, nos articulations sont faites pour fonctionner, l’immobilité use plus que l’activité. Mieux vaut donc continuer de solliciter vos genoux tout en vous écoutant.

Le problème n’est pas de faire du sport, mais de le faire correctement. Pratiquez régulièrement plutôt qu’intensément, et apprenez à vous écouter et à adapter vos séances. Il existe des sports et exercices spécifiques pour préserver vos genoux, nous allons les voir juste après, mais d’autres sports souvent jugés plus traumatisants pour vos genoux tel que la course à pied sont également possibles. Aucun sport n’est mauvais s’il est pratiqué correctement et adapté aux besoins de la personne.

Pratiquer la course à pied avec des douleurs aux genoux est une pratique souvent décriée. Mais si vous y tenez vraiment, c’est possible : il faut surtout s’écouter, pratiquer correctement avec des distances et des chaussures adaptées, des foulées légères et apprendre à vous arrêter lorsque nécessaire.

L'activité physique en cas de chondropathie du genou

Les infiltrations sont-elles efficaces pour soigner la chondropathie ?

Les infiltrations ne guérissent pas la chondropathie, mais elles peuvent parfois donner un coup de pouce pour avancer.
 
Voici les trois types que votre médecin peut vous proposer :
 
La cortisone (le pompier) :
Elle éteint l’inflammation rapidement. Utile si votre genou est gonflé, chaud, et que la douleur vous empêche de faire quoi que ce soit. Elle ne résout pas le problème de fond, mais elle peut vous permettre de démarrer les exercices. Effet visible en 7 à 10 jours, pendant 2 à 6 semaines.
 
L’acide hyaluronique :
Les études sur 9 000 personnes montrent peu d’effets au-delà du placebo. C’est pour ça qu’elle n’est plus remboursée en France depuis 2017. À considérer avec beaucoup de prudence.
 
La PRP :
Les résultats sont plus encourageants, notamment pour les cartilages modérément abîmés. Mais c’est coûteux, pas toujours remboursé, et les protocoles varient beaucoup d’un praticien à l’autre.
 
La vraie question à se poser avant toute injection : « Ai-je un programme d’exercices sérieux en place derrière ? »
 
Sans ça, une infiltration ne servira à rien sur le long terme.

Les compléments alimentaires sont-ils utiles pour la chondropathie ?

Certains compléments ont des preuves scientifiques sérieuses pour soulager les douleurs articulaires.
 
Les mieux documentés sont la chondroïtine et la glucosamine (constituants naturels du cartilage), les oméga 3 (effet anti-inflammatoire démontré), la curcumine et le collagène.
 
Mais soyons honnêtes : selon notre enquête auprès de 153 lecteurs de Bouge tes genoux, seulement 23% estiment qu’ils apportent un soulagement important.
 
Les compléments restent un « coup de pouce », pas une solution en soi.
 
L’exercice physique adapté reste de loin le levier le plus efficace sur la durée (je sais, je me répète, mais c’est vraiment le point central à retenir).
 
Avant toute prise de compléments, consultez un professionnel de santé : les dosages, les interactions médicamenteuses et la qualité des produits varient énormément.
 

Chondropathie : combien de temps pour aller mieux ?

C’est la question que tout le monde se pose, mais que personne n’ose vraiment poser à voix haute en consultation, par peur de la réponse.
 
Alors on vous la donne franchement.

La vérité sur le cartilage : il s’entretient… mais sa réparation est limitée

Le cartilage a une particularité un peu ingrate : il est très peu irrigué. Il se nourrit principalement du liquide synovial (= le liquide présent dans vos articulations).
 
Contrairement à un muscle ou à la peau, il ne reçoit quasiment pas de sang directement. Il se nourrit par un phénomène de compression décompression, autrement dit, c’est le mouvement lui-même qui le nourrit.
 
Conséquence: les changements visibles en imagerie sont lents et incertains.
 
On voit principalement des améliorations bio-chimiques du cartilage. En revanche, des modifications morphologiques nettes (épaisseur/changement de grade) sont rarement observées à court terme. Surtout, elles ne sont pas nécessaires pour aller mieux.
 
Si vous faites les bons exercices régulièrement, il faudra souvent plusieurs mois, parfois plusieurs années, pour voir une amélioration visible sur une IRM.
 
Et dans la majorité des cas, l’imagerie ne change pas, mais les douleurs disparaissent quand même.
 
Oui, vous avez bien lu. On peut avoir un cartilage abîmé sur les images et ne plus souffrir du tout. C’est même souvent ce qui se passe. Et c’est ça le plus important : pouvoir continuer à pratiquer les activités qu’on aime, sans douleur et sans être limité.
 
J’ai expérimenté personnellement cette situation. Suite à accident (attaque d’un chien), j’ai eu de la chondropathie de grade 2. Deux ans et demi plus tard, lors d’un examen de contrôle, ma chondropathie avait diminuée. Heureusement, je n’avais plus de douleur depuis longtemps, bien avant de voir un changement à l’imagerie !

Bonne nouvelle : la douleur s'améliore bien avant l'IRM

L’image et la douleur, ce n’est pas la même chose. Et c’est peut-être la chose la plus libératrice à comprendre quand on a une chondropathie.
 
Ce qui génère votre douleur au quotidien, ce n’est pas uniquement l’état de votre cartilage. C’est aussi l’inflammation autour de l’articulation, la force et le contrôle de votre genou, la façon dont vous bougez, votre niveau de fatigue, votre stress, votre capacité à bien vous connaitre afin d’ajuster vos actions selon vos sensations du moment…
 
Tout ça, ça se travaille. Et ça s’améliore beaucoup plus vite que le cartilage lui-même.
 
Avec un programme d’exercices adapté, beaucoup de personnes ressentent une amélioration réelle en quelques semaines à quelques mois, même si l’IRM ne bouge pas .
 
Et il est fréquent d’avoir beaucoup moins mal (parfois plus du tout) malgré des images « abîmées »

Ce qui influence votre délai de récupération

Il n’y a pas de réponse universelle, parce que chaque genou est différent. Mais voici les facteurs qui jouent.
 
Ce qui accélère :

✅ Des exercices adaptés pratiqués régulièrement (c’est le levier n°1)

✅ Une prise en charge précoce (plus tôt vous agissez, mieux c’est)

✅ Un bon contrôle moteur et un renforcement hanche‑genou

✅ Une perte de poids si nécessaire pour diminuer la charge sur l’articulation

✅ Un bon sommeil et une gestion du stress (oui, ça compte vraiment)

✅ Une bonne connaissance de soi pour adapter les efforts à sa forme du moment et pour mieux gérer les situations à risque dans son cas (exemples pour moi : le manque d’hydratation en randonnée et les mauvaises chaussettes).

Ce qui ralentit :

❌ Le repos total et l’arrêt du mouvement (contre-intuitif, mais vrai). Mieux vaut une réduction temporaire de charge, puis une reprise progressive .

❌ Les poussées inflammatoires répétées sans adapter l’activité

❌ Attendre que « ça passe tout seul » sans agir pendant des mois

❌ Un grade élevé (4) peut demander plus de temps et de constance, mais une amélioration des symptômes reste souvent possible

L'objectif, ce n'est pas un cartilage parfait. C'est une vie sans douleur.

On n’a pas besoin d’une IRM « parfaite » pour aller bien. 
 
L’objectif de la prise en charge d’une chondropathie, ce n’est pas de retrouver le genou de vos 20 ans sur les images. C’est de reprendre les activités qui vous manquent, sans avoir mal, ou avec bien moins mal.
 
Et ça, c’est accessible dans la majorité des cas. Quel que soit votre grade. Quel que soit votre âge. Avec un accompagnement adapté (comme Genoux 360° par exemple).

Pas besoin d’attendre des mois pour commencer à aller mieux.

La vidéo gratuite de 15 minutes d’exercices est conçue pour des genoux comme les vôtres, douloureux, parfois décourageants. Dès la première séance, vous sentez que vous faites quelque chose pour eux.

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Voici donc une petite liste de sports traditionnellement recommandés en cas de chondropathie :

  1. la natation et le cyclisme : pour pratiquer tout en déchargeant les genoux du poids du corps
  2. la marche 
  3. le stretching / yoga/ tai chi : pour réduire les raideurs articulaires 
  4. les exercices d’étirements et de renforcements musculaires : muscles fessiers, quadriceps… 
  5. le gainage : pour rétablir l’équilibre musculaire

 

Je suis personnellement convaincue qu’il n’y a pas de sports mieux que d’autres. Juste qu’il faut choisir des sports qui n’augmentent pas la douleur et que vous devez compléter dans un premier temps avec des exercices spécifiques de renforcement musculaire pour un fonctionnement optimal de vos genoux.

Si vous êtes suivi par un kinésithérapeute, vous aurez sûrement des exemples et conseils d’exercices à pratiquer. Si vous vous demandez comment vous muscler pour soigner vos douleurs aux genoux, vous pouvez lire notre article sur le sujet ou faire un petit tour sur la chaîne Youtube de Bouge tes Genoux où vous trouverez plein d’exercices pratiques. 

N’hésitez pas à tester, l’important étant de s’écouter sans aller dans les extrêmes.

Pour aller plus loin, regardez cette vidéo. Chrondropathie : quels sports pratiquer (et lesquels éviter).

La régénération du cartilage

La régénération du cartilage est un sujet très controversé : les études elles-mêmes se contredisent.
C’est un vrai défi pour les chercheurs que de répondre à cette problématique, qui concerne tout de même 17 % des Français et tant d’autres dans le monde.
Certains spécialistes affirment que le cartilage ne peut pas s’auto régénérer.

Nous nous sommes appuyés sur plusieurs études dont celle de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) qui démontrent que, bien que le processus soit beaucoup plus long et difficile que pour nos os, notre cartilage peut lentement se régénérer et cicatriser.

Cependant, il est vrai que notre “capital cartilagineux “ est très fragile et qu’il vaut mieux donc le préserver au maximum, sa régénération étant très longue et compliquée. Il existe tout de même des chondroprotecteurs (protecteurs du cartilage) qui, bien qu’incapables de réparer ce qui est déjà détruit, permettent de nourrir et protéger ce qui est encore sain afin de limiter les dégâts.
Mais ne désespérons pas, la science trouvera sûrement une réponse au problème.
En attendant, prenez soin de votre cartilage, bougez ! 

Vous pouvez aussi diminuer la douleur et donner un coup de pouce à votre cartilage en prenant des compléments alimentaires. Je détaille dans un article les compléments pour lesquels on a le plus de preuves scientifiques aujourd’hui.

Témoignages de personnes ayant de la chondropathie :

Delphine partage dans un article son expérience avec une ulcération cartilagineuse de la crête patellaire, ce qui équivaut à une chondropathie rotulienne. 
Elle forçait trop au début de sa rééducation. Trouver le bon dosage des exerciecs a été un facteur clé dans son cas pour retrouver des genoux sans douleur.

Vous pouvez aussi regarder le témoignage de Monika, qui a maintenant repris la randonnée alors que les premiers médecins le lui avaient déconseillé à cause de sa chondropathie .

Vos questions fréquentes sur la chondropathie

Oui, à condition de ne pas attendre un cartilage parfait sur une IRM.

Ce que visent la grande majorité des personnes qui prennent leur chondropathie en main, c’est retrouver une vie sans douleur au quotidien, reprendre les activités qu’elles aimaient, ne plus penser à leur genou à chaque escalier…

Et ça, avec les bons exercices pratiqués régulièrement, c’est tout à fait accessible dans la grande majorité des cas, quel que soit votre grade.

Pas forcément. Une chondropathie bien prise en charge peut rester stable pendant des années.

Ce qui favorise l’évolution vers l’arthrose, c’est surtout l’inactivité physique, un genou mal maintenu (manque de force et de contrôle moteur) et le surpoids. De facteurs sur lesquels vous pouvez agir.

L’activité physique adaptée est l’un des meilleurs boucliers contre cette évolution.

Dans la grande majorité des cas, non. La chirurgie n’est envisagée qu’en dernier recours, après que les approches conservatrices – kinésithérapie, exercices, renforcement musculaire – ont été tentées sérieusement et sans résultat.

Pour beaucoup de personnes, retrouver un genou fonctionnel et indolore est tout à fait possible sans passer sur le billard.

Si un médecin vous propose une opération rapidement, il est toujours utile de prendre un deuxième avis.

Une genouillère peut apporter un soulagement ponctuel (exemples : pendant une randonnée, une sortie vélo ou une journée de travail intense).

Mais ce n’est pas une solution à long terme.

Portée en permanence, elle peut même affaiblir les muscles qui soutiennent votre genou.

L’objectif est justement de renforcer ces muscles pour que votre genou se soutienne seul. La genouillère : un soutien temporaire, pas un traitement.

+ d’infos dans cet article : Genouillère et douleur au genou : quand elle aide vraiment (et quand elle piège)

Conclusion

La chondropathie, c’est…

  • Une usure du cartilage du genou
  • Arthrose = stade plus avancé, vous n’en aurez pas obligatoirement
  • 3 chondropathies : rotulienne | fémoro-patellaire | fémoro-tibiale
  • Asymptomatique, puis douleurs à l’avant du genou
  • Souvent plusieurs causes 
  • 4 stades différents
  • Traitements à cumuler
  • Continuer à bouger et à pratiquer des sports adaptés
  • Un domaine encore assez flou, des avancées devraient se faire dans les prochaines années

Le traitement de la chondropathie passe donc par la compréhension de la pathologie, l’identification des sources du problème et la mise en place d’actions pour se soigner.  Le processus de guérison est long et la médecine pas encore tout à fait au point mais vous avez maintenant toutes les cartes en main pour contrer vos douleurs.

Dans toutes les maladies et épreuves en général, la volonté est une clé essentielle du rétablissement. Restez donc bienveillant et positif, prenez soin de vos genoux et soyez indulgent avec vous-même.

Bon rétablissement !

Pour aller plus loin, vous pouvez également lire notre article qui explique comment courir sans se faire mal au genou. 
Et si vous avez une inflammation importante, vous pouvez lire cet article pour bien comprendre l’inflammation aux genoux.

Et si vous voulez agir pour vos genoux, découvrez le programme Genoux 360° qui s’adaptera à votre pathologie et à vos besoins pour mieux traiter vos genoux !

alinegarnier

Aline Garnier

Je suis coach sportive spécialisée dans les douleurs chroniques aux genoux.

Coach sportif et ex-prof d’EPS, je me suis spécialisée dans les douleurs chroniques aux genoux pour une raison très simple : à 18 ans, j’avais un syndrome rotulien aux deux genoux et on m’avait déconseillé la fac de sport. J’y suis allée quand même, après une opération du genou gauche.
 
Depuis, j’ai consacré des centaines d’heures à comprendre les pathologies du genou, les douleurs chroniques et le rôle de l’activité physique dans la récupération.
 
C’est de là qu’est née la Méthode des 4 piliers de Bouge tes genoux et le programme Genoux 360°, suivi par + 448 personnes, dont 72% ne souffrent plus ou presque plus et 95% se sentent plus sereins pour leurs genoux.
 
Aujourd’hui je vis en montagne, je fais du ski, de la rando, du water-polo et des voyages à vélo. Je n’ai plus eu besoin d’aller chez un kiné depuis des années.
 
Invitée sur BFM TV, dans VTT Mag, Rustica et plusieurs radios.
 

⚠️ Note importante : Je ne suis pas médecin, et ce blog ne remplace pas un avis médical. Si vous avez des douleurs importantes, consultez un professionnel de santé. Mon rôle, et ma spécialité, c’est de vous accompagner par l’activité physique adaptée pour retrouver un genou qui fonctionne mieux au quotidien.

Pour aller plus loin

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