Aline, coach sportif

Aline – Coach sportif

Je m’appelle Aline et j’ai des problèmes aux genoux depuis l’adolescence. Pour être plus précise, j’ai un syndrome rotulien, aussi appelé aussi syndrome fémoro-patellaire.

Pourquoi ce blog ?

En fait, je me suis rendue compte que beaucoup d’autres personnes souffraient du même problème que moi.

Je me suis reconnue dans leurs parcours : j’ai mis longtemps à comprendre le jargon médical sur mes genoux, à saisir ce qui ne va pas et surtout à trouver des solutions pour aller mieux.

Une opération, des centaines de séances de kiné plus tard et un changement dans ma vie dû au hasard… et mes genoux vont plutôt bien.

Alors j’ai eu envie d’aider les personnes ayant un syndrome rotulien à mieux comprendre ce qu’elles avaient et surtout de les aider à ne plus avoir mal et à avoir la vie qui leur plaît.

Mes genoux et moi :

J’ai de la chance. Mon syndrome rotulien n’est pas trop sévère même s’il concerne mes deux genoux.

Et surtout j’ai toujours été sportive, ce qui aide dans ce cas. Malgré les remarques de certains, j’ai pu faire les études et le métier que je voulais : professeur d’EPS puis coach sportif.

Pourtant, je me souviens encore lorsque je suis sortie de l’entretien avec la conseillère d’orientation-psychologue en classe de Terminale. Je ne suis pas sûre que cette personne était très “psychologue” d’ailleurs ! Elle m’a dit en fin d’entretien : “Avec votre bac SES et vos problèmes de genoux, STAPS (la fac de sport), vous pouvez tout de suite oublier !”.

 

Ma décision :

J’ai pleuré un bon coup, j’ai râlé… et j’ai décidé que ce n’était pas cette bonne femme qui ne me connaissait même pas qui allait décider de mon avenir comme ça, après un simple entretien de 30 minutes !

Bon, ce n’était pas gagné quand même. Les médecins m’avaient prédit que je pouvais oublier la course à pied (n’ayant jamais aimé la course à pied, ce n’était donc pas très grave !), le surf (oh non, j’adore le surf !), les grosses randos (mais j’aime la rando moi !) et pleins d’autres sports que j’ai oublié. La liste étaient bien trop longue à mon goût.

Je n’ai pas trop réfléchi. J’étais en Terminale, les inscriptions pour la fac étaient pour bientôt. J’ai décidé, sur les conseils d’un médecin du sport, de me faire opérée du genou gauche, le plus atteint. Bon, maintenant les médecins opèrent rarement pour un syndrome rotulien, mais à l’époque c’est ce que l’on m’avait conseillé.

L’opération a été douloureuse. J’avais perdu pendant quelques jours le contrôle de ma jambe que je ne pouvais pas du tout soulever. J’ai passé une grosse partie de mon année de Terminale en béquilles. D’ailleurs je connais toutes les astuces pour ne pas avoir d’ampoules, se fatiguer le moins possible en béquilles, régler ses béquilles à la bonne hauteur. Demandez moi et je vous donne toutes mes astuces !

Et puis j’ai fais du kiné, du kiné, du kiné… Bon, ce n’était que le début de longues années de kiné, mais à ce moment là je ne le savais pas encore.

Ma magnifique cicatrice au genou après mon opération.

En fac de sport :

Arrive septembre et la rentrée en STAPS (vous vous souvenez, la fac de sport !). Et dans ma fac, on passait tous un test de natation. Les meilleurs en natation faisaient un stage de trois semaines d’athlétisme et les moins bons : trois semaines de natation.
Bon, je n’aurais peut être pas du m’emballer pour ce test… Je me suis retrouvée en stage d’athlétisme ! On avait deux séances d’athlétisme par jour. Pas facile après presque un an de béquilles et d’attelle. C’était donc partie pour un strapp tous les matins, un changement de pied d’appel en saut car j’avais une jambe encore trop faible…

Mais j’ai réussi ! J’ai fais les études que je voulais, pour faire le métier que je voulais (en tout cas à l’époque) puisque depuis, ben, j’ai changé. Mais après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Et après ?

Après, j’ai toujours fait du sport. Mais j’ai aussi dû refaire régulièrement des séances de kiné parce que parfois les douleurs à la rotule revenaient.

Un jour mon médecin m’a dit que “j’étais condamnée à faire du sport toute ma vie”. Si ce n’est que ça, ça me va comme condamnation ! Mais je sais que certaines personnes n’aiment pas spécialement le sport et ce ne doit pas être facile dans ce cas. Bon, il a aussi dit que j’aurai sûrement de l’arthrose plus tard et ça c’est moins cool…

Il faut dire que j’ai les articulations hyperlaxes et une dysplasie fémoro-patellaire. Bref, c’est génétique, je suis née comme ça et j’aurai donc toujours une faiblesse au niveau des genoux.

Et pourtant je ne vais plus chez le kiné, je peux faire tous les sports que je veux et j’ai très rarement mal aux genoux ! Grâce à une découverte que j’ai fait totalement par hasard. Je ne sais même pas si j’ose vous dire comment !

Le fitness m'a aidé à ne plus avoir mal aux genoux.

La découverte :

Je suis tombée en panne de chauffage, en plein hiver dans les Alpes. A ce moment là j’avais un travail de bureau (j’ai aussi travaillé dans le recrutement et l’insertion professionnelle, mais c’est une autre histoire).

Pour résumer, j’avais froid. Rien à faire pour me réchauffer. Finalement, je me suis dit que la seule solution était de bouger. J’ai cherché des vidéos de fitness sur internet. Les deux premières n’étaient vraiment pas terribles, les placements étaient super mauvais ! Mais la troisième était top.

Moi qui n’avais aucune attirance pour le fitness, j’ai découvert de nouvelles sensations, je me suis bien amusée, et certains mouvements n’étaient vraiment pas évidents à faire !
Bref, ça m’a plu, je me suis prise au jeu. Il faut dire que les pannes de chauffage à répétition ont duré trois semaines, j’ai eu le temps de faire quelques séances !

Et là, il s’est passé un truc incroyable. Enfin, incroyable pour moi et mes genoux cagneux. Je suis allée faire un grosse rando et pour une des premières fois depuis l’adolescence, je n’ai absolument rien sentie à la descente. Rien ! Comme si je n’avais plus de problèmes aux genoux.

Je faisais pourtant plein de sport à l’époque, mais le fitness m’obligeait à travailler des zones musculaires bien précises. Or quand je faisais du sport, je compensais autrement. Les kinés que j’avais vu m’avaient bien donné des exercices à faire chez moi pour pallier ce problème, mais j’avoue que je n’ai jamais réussi à m’y tenir longtemps.

J’ai été tellement convaincue des bienfaits du sport à la maison que j’ai créé un blog : Celles qui bougent pour aider les femmes à bouger plus au quotidien.

Et c’est lors de coachings avec mes clientes ou en discutant de Celles qui bougent que je me suis rendue compte que de nombreuses personnes souffraient aussi d’un syndrome rotulien.

Les mêmes difficultés :

Ces personnes m’ont confiées leurs difficultés à comprendre ce qu’elles avaient vraiment. Leur désarroi face au jargon médical incompréhensible. Leurs tentatives pour aller mieux. Leur douleur parfois. Leur sentiment de solitude et de ne pas être comprises souvent.

Une solution ?

Si nous sommes tant à devoir vivre avec des genoux fragiles et à se retrouver confrontés aux mêmes difficultés, alors il est certainement possible de ne plus être seuls face à ça.

Si j’ai réussi à diminuer fortement mes problèmes de genoux, alors c’est que cela doit être possible aussi pour d’autres.

Mes objectifs :

Alors je me suis donné deux objectifs :

  • Mieux comprendre les problèmes de genou pour vous l’expliquer ensuite de manière claire et précise.
  • Vous aider à ne plus avoir mal et à avoir la vie que vous souhaitez.

C’est un projet ambitieux mais le défi en vaut la peine !

Alors j’en ai parlé à Marie-Luce, une amie kiné passionnée d’anatomie et de shiatsu, pour lui proposer de partir dans l’aventure avec moi !

Bienvenue dans Bouge tes genoux !