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Témoignage de Julie : syndrome de l’essuie-glace

Par septembre 5th, 2019 Aucun commentaire
Le témoignage de Julie qui a un syndrome de l'essuie-glace et pratique la course à pied.

J’ai un syndrome de l’essuie-glace depuis plus de 9 ans.

Je faisais de la course à pied et je me suis mise à avoir mal au genou. Je ne savais pas ce que j’avais et je n’ai pas pris le temps de m’en occuper.

A l’époque j’étais sur un chantier de jeunes bénévoles et je n’avais vraiment pas le temps de consulter. En fait, j’attendais que ça passe.

J’ai fais une pause de course à pied, puis j’ai repris sur terrain plat quand je n’avais pas mal.

A cette période, j’ai consulté un osthéo. Mais je n’ai pas vu de réelle différence pour mes genoux. 

J’ai aussi vu un podologue qui m’a fait des semelles. Mais apparemment, ce n’était pas du tout ce genre de semelles qu’il me fallait. Personne n’avait eu de semelle dans la famille, alors je n’y connaissais rien.

Ce n’était pas des semelles complètes, seulement un morceau de semelle à insérer dans la chaussure, sur le côté. Mais ça accentuait la position du pied vers l’extérieur.

Bref, ça n’a pas du tout améliorer mon problème de genou. Je crois même que ça l’a empiré. Quand j’ai déménagé et que j’ai montré ces semelles à mon médecin généraliste, il a tout de suite vu que quelque chose n’allait pas. Ce médecin m’a aussi fait passé un IRM , où aucune anomalie n’a été trouvé.

Et puis il y a trois ans, j’ai consulté un médecin du sport.

C’est comme ça que j’ai su que c’était un syndrome de l’essuie-glace. C’était la première fois que j’apprenais ce que j’avais exactement.

Bon, le médecin était débordé ce jour là. Il n’a pas bien pris le temps de m’expliquer. Il faut dire que la salle d’attente était bondée. J’ai trouvé des informations sur internet ensuite. C’est plus facile quand on sait exactement ce qu’on a  !

J’avais eu une entorse à la cheville qui n’était pas très bien remise. J’avais une cheville un peu bloquée. Le médecin pensait que cela pouvait venir de là.

C’est vrai, nos articulations sont liées, alors cela parait logique.

Le médecin du sport m’avait proposé plusieures solutions pour mes genoux. Dont des infiltrations. Ce sont des micros-piqûres. Mais ça me faisait des bleus énormes! Bon, il faut dire que je marque facilement.

Et puis, ça ne me plaisait pas trop cette idée d’infiltrations.

Je voulais chercher une solution mécanique plutôt que de prendre des produits qui cachent juste la douleur. Je ne pense pas que ce soit ça la solution. Ça cache le problème au lieu de le résoudre.

Le médecin m’a aussi prescrit des séances de kiné. J’ai du en faire une vingtaine car au bout de la première série, comme il n’y a avait pas trop d’amélioration, j’ai repris des séances.

Je faisais des ultrasons et quelques étirements et des massages. Mais je n’ai pas vraiment vu de différence. Peut-être que je n’étais pas très assidue pour les étirements… 

En tout cas, le résultat n’était pas flagrant.

Le témoignage de Julie qui a un TFL et pratique le vélo, la rando et la course à pied.

C’est à ce moment là, il y a deux ans, que j’ai fais faire de nouvelles semelles et que j’ai constaté une réelle différence.

J’ai vu un autre podologue qui m’a fait de vraies semelles.

Depuis j’ai moins mal en course à pied.

Et je n’ai quasiment plus mal en rando, alors que j’étais souvent gênée à la descente. Avant, j’avais souvent mal au bout de 4km de course à pied. Maintenant je peux faire plutôt 8 km sans douleur.

Enfin, ça dépend aussi du terrain. Si c’est plat ça va. Mais les montées, ce n’est pas trop ça et j’ai souvent mal en descente. J’ai surtout mal au genou droit, mais aussi un peu au genou gauche.

Le kiné m’avait fait essayer des genouillères spéciales pour le syndrome de l’essuie-glace.

Mais elles étaient super grosses et encombrantes. Je ne pouvais pas les mettre avec tous mes vêtements. Et puis je n’ai pas vu une franche amélioration.

Je crois que j’ai baissé les bras.

Je sais que j’ai des genoux fragiles. Je crois que ce sera toujours comme ça.

Mais je resterai vigilante pour faire refaire mes semelles si besoin parce que cela m’a vraiment aidé. 

Je fais du tennis, et là je n’ai pas mal du tout. Je fais aussi du fitness et du cross-fit. Et je ne suis pas gênée à vélo.

C’est juste en course à pied. Ou parfois en descente en rando. Ce n’est donc pas insoutenable.

En fait, c’est gênant surtout pour courir.

Peut-être que je m’en occuperai si on me proposait une solution pas trop contraignante et qui me correspond. Sinon, tant pis. 

Mais si mes douleurs devaient empirer, là il faudrait absolument que je fasse quelque-chose.

 

Les recommandations d’Aline :

Un syndrome de l’essuie-glace est une tendinopathie du tenseur du fascia-lata.

Il y a un frottement d’un tendon contre une partie du genou, ce qui crée des douleurs.

Or plus ces douleurs sont prises en charge tard, et plus il est difficile de les résoudre.

Il est donc dommage que Julie ait consulter tardivement.

Il est possible que l’entorse à la cheville mal soignée ait participé à déclencher ce syndrome.

Retrouver la mobilité de cette cheville est donc important.

Les semelles qui ont accentuées la position du pied vers l’extérieur ont effectivement pu aggraver le problème. En effet, en ayant le pied plus vers l’extérieur, cela fait ressortir le condyle externe du genou sur lequel la bandelette ilio tibiale frotte.

Heureusement, Julie a trouvé des semelles qui semblent lui convenir !

Je suis surprise qu’à aucun moment il ne lui a été proposé du renforcement musculaire. Ce dernier peut donner pourtant de bons résultats sur le syndrome de l’essuie-glace. 

Les personnes ayant cette pathologie ont souvent une légère rotation du tibia.

Le genou rentre un peu vers l’intérieur lors de la course à pied, ce qui accentue les frottements. Un travail de musculation, notamment sur les adducteurs et les fessiers, permet de corriger ce problème dans la majorité des cas.

Heureusement Julie est sportive !

Elle a donc une bonne musculature. Sans ça, ses douleurs auraient certainement empirer.

Un programme très progressif et continu de reprise de la course à pied, combiner à un programme de renforcement musculaire devrait permettre à Julie de retrouver le plaisir de courir.

Si cela ne suffit pas, elle devra peut être ajouter un travail sur la foulée. Et envisager d’essayer différentes chaussures pour trouver une paire bien adaptée à son problème.

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