TémoignagesSyndrome rotulien

Témoignage de Marianna syndrome rotulien.

By octobre 8th, 2020No Comments
Marianna : j'ai toujours eu mal aux genoux dans mes souvenirs.

Dans mes souvenirs, j’ai toujours eu des soucis de genoux. Depuis mes 8 ans peut-être… Quand je grandissais, j’avais des poussées de croissance et des douleurs très vives aux genoux.

Chez mes parents il y avait des marches immenses en pierres. Pour les descendre, je devais me mettre de côté et avec les jambes tendues. J’en pleurais de douleur !

On est allé voir plusieurs fois le médecin. J’ai passé des radios, fais des cures de fer et de magnésium. Comme il n’y avait rien à la radio, et ben on n’a rien fait. On n’avait pas les moyens de voir des spécialistes. Maintenant je vais consulté un rhumatologue. Je dois justement y aller pour avoir son diagnostic.

Ces derniers temps j’ai eu des douleurs de plus en plus intenses. Une fois j’ai bossé un samedi pendant 14 heures. Je faisais le ménage dans des résidences de tourisme. Le lendemain, j’étais en béquilles.

Ou parfois quand je fais de longs trajets en voiture, j’ai mal. Je me souviens d’être allé à Paris en cabriolet. Et bien, ça ne m’avait pas réussi ! En cours aussi, des fois j’avais besoin d’allonger les jambes sous mon bureau.

Bon souvent, ce n’était pas une douleur super importante, mais je sais que je ne pourrais pas courir un marathon par exemple !

Avec l’âge, je gère mieux la douleur, je commence à la connaître. C’est une douleur sourde, de fond. Surtout quand il fait froid. Ou quand il pleut, je le sens à l’intérieur de la rotule.

Bon, de temps en temps j’ai super mal, mais c’est quand je force vraiment dessus ou que je reste trop longtemps assise.

Si je m’endors dans une mauvaise position, je le sens le lendemain. C’est justement parce qu’à un moment la douleur me réveillait tous les matins que j’ai décidé de consulter un spécialiste.

Là ce n’était plus possible. Ça impactait même la vie de mon copain. Je ne pouvais pas me coucher comme je voulais, je n’arrivais pas à me lever du lit, à conduire parfois. Conduire quand tu as mal aux genoux, c’est l’horreur !

J’ai vu plusieurs ostéopathes. Ça m’a toujours fait du bien aux genoux alors qu’ils ne me les touchaient pas.

La première fois j’y suis allée en disant que j’avais mal aux genoux depuis des années. L’ostéo m’a remise en place de haut en bas en disant souvent “Oulàlà, Oulàlà !!!!”. Après il s’est attaqué aux hanches et ça m’a fait très mal. Un autre ostéo une fois s’est occupé de mes chevilles et là aussi j’avais moins mal aux genoux après.

J’ai les hanches un peu décalées. C’est vrai, je le sens. Un des ostéo me disaient que c’est pour ça que j’avais mal aux genoux. Parce qu’ils devaient tout amortir, compenser.

Mais c’est toujours pareil, il faut que j’y retourne régulièrement. Et puis tu laisses 50 balles sur la table à chaque fois. Alors je n’y vais pas très souvent.

J’ai aussi essayé toutes les crèmes possibles. Celles qui chauffent. Celles qui refroidissent. Celles pour l’arthrose… Ça fait du bien sur le coup mais ça ne dure pas longtemps. Ce n’est pas curatif. J’ai essayé une crème rafraîchissante une fois qui marchait trop bien, mais qu’est-ce qu’elle puait les plantes. Ça sentait dans tout l’appartement !

A un moment j’allais dans une salle de sport à Lyon. Je voulais rentrer dans les pompiers alors j’étais à fond. Je faisais même des squats avec une barre ! A force, petit à petit, je me suis renforcée. Je n’avais plus mal aux genoux.

Et puis à la fin de mes études, je suis partie en Amériques sur un coup de tête et je n’ai pas continué.

Je suis revenue dans les Alpes. Il y a une salle de sport dans mon village avec des horaires qui ne me conviennent pas. Et puis ce n’est pas une vraie salle de sport comme en ville.

J’ai toujours fais du sport enfant : de la danse, du cheval, du basket, du tennis, du badminton, de la gym.
J’ai arrêté au lycée car là bas il n’y avait pas de gym et c’est ça que je voulais faire. Pour les cours d’EPS, j’étais en sport adapté à cause de mes genoux. Ceux qui ne pouvaient pas suivre les cours normaux avaient des cours spéciaux en fonction de leurs problèmes.

Je n’arrive pas à faire du renforcement musculaire chez moi. Je n’ai pas le temps. Ou j’ai toujours autre chose à faire. Et puis je manque de motivation, je ne sais pas trop quoi faire. Je manque de place aussi.

Les conseils d’Aline :

Marianna semble avoir des genoux fragiles à cause d’un problème morphologique. Mais elle n’a jamais consulté de spécialiste pour avoir un diagnostic clair. La première étape pour moi serait de voir un médecin du sport ou un rhumatologue pour avoir un avis médical.

Marianna a souvent les hanches décalées, ce qui peut amener des douleurs dans les genoux si ceux-ci sont fragiles. Et elle se plaint parfois d’avoir mal au dos. Cela peut venir d’un problème morphologique mais aussi d’un manque de musculature au niveau du dos et de la sangle abdominale.

Marianna a vu une réelle amélioration quand elle a fait de la musculation mais elle a du mal à se motiver pour en faire seule.

Au vu de ses problèmes, des exercices ciblés de musculation et d’étirements au niveau des membres inférieurs vont certainement l’aider à améliorer ses douleurs mais risquent de ne pas être suffisants. Il faudra qu’elle complète avec des exercices pour le dos et les abdominaux car son haut du corps a l’air déséquilibré. Des étirements du psoas peuvent aussi lui être très bénéfiques.

Comme Marianna a du mal à se motiver seule, il faudrait qu’elle ait un accompagnement par un coach sportif ou qu’elle s’inscrive en salle de sport au début. Une fois qu’elle verra les premiers résultats, se motiver sera plus facile !

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